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Japon – Aux origines de l’impression sur bois

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L’avènement de l’estampe, de l’imprimerie sur bois au Japon remonte au VIIIe siècle et a atteint son apogée pendant la période Edo du pays, du XVIIe siècle à la fin du XIXe siècle. Cette forme d’art méticuleuse – qui consiste pour un artiste à concevoir une image, pour un sculpteur à découper le dessin dans un bloc de bois et pour un imprimeur à transférer l’image du bois sur du papier – est devenue un aspect essentiel de l’art japonais et a longtemps inspiré les artistes du monde entier.

Un nouveau tome publié par Taschen – l’une des éditions XXL de l’éditeur allemand – intitulé Japanese Woodblock Prints offre un aperçu complet de 200 images de blocs de bois qui ont fait date et des artistes prolifiques qui les ont créées entre 1680 et 1938.

 

Au cours de ces années, l’impression sur bois s’est démocratisée, les images étant reproduites à la fois dans des livres et sous forme de tirages uniques en plusieurs éditions, et les œuvres d’art pouvant être abordables, largement diffusées et divertissantes. Les images Ukiyo-e – un genre d’impression et de peinture dont le nom signifie « images du monde flottant » – dépeignaient souvent des scènes de la société et de la vie sociale à Edo (aujourd’hui Tokyo), où les gens allaient au théâtre Kabuki, regardaient danser et rencontraient des geishas. Les techniques d’impression, les palettes de couleurs, le style artistique et les sujets distinctifs influenceront fortement les peintres européens des années 1800 – qui tombent sous le terme générique de japonisme – comme Manet, Degas et Van Gogh. « J’envie les Japonais pour l’énorme clarté qui imprègne leur travail… ils dessinent une figure avec quelques lignes bien choisies comme si c’était aussi facile que de boutonner son gilet », a dit un jour ce dernier artiste.

Les 200 estampes présentées dans Japanese Woodblock Prints ont été compilées par Andreas Marks, et sont révélées chronologiquement, retraçant les hauts et les bas de la popularité de l’estampe. Les artistes présentés font toujours partie des noms les plus connus du Japon : Hokusai, de la grande vague, Hiroshige, réputé pour ses magnifiques gravures sur bois représentant la vie quotidienne dans le pays, et Moronobu, qui est le fondateur de l’ukiyo-e à Edo, entre autres.

Katsushika Hokusai, Female Diver Being Pleasured by a Large and a Small Octopus, c. 1814© Freer Gallery of Art, Smithsonian Institution, Washington, D.C.: Purchase, The Gerhard Pulverer Colle

De même, les sujets des estampes vont du sensuel au sublime en passant par le subversif : de beaux paysages remplis de sakura peuvent se transformer en un paysage de rêve rempli de squelettes (avec des personnages et des scènes hargneuses qui rendent le visionnage parfois troublant) ; les amoureux peuvent être pris dans une tendre étreinte, ou se cacher dans un miroir proche pour y jeter un regard illicite. L’érotique était une sous-section populaire des estampes ukiyo-e, et était souvent partagée entre les couples et les amis comme source de divertissement et de plaisir. Hokusai, dont on se souvient pour ses paysages mais qui était également prolifique en shunga (terme japonais pour l’art érotique), a créé l’un des exemples les plus célèbres des tentacules érotiques dans l’histoire de l’art : Le rêve de la femme du pêcheur, 1814, représente un rendez-vous galant entre une femme et deux pieuvres.

Dans Japanese Woodblock Prints, l’histoire fascinante qui se cache derrière 200 des estampes les plus durables est placée sous les feux de la rampe, pour un effet captivant.

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Phénomène sans équivalent en Occident, l’estampe japonaise mêlent paysages grandiosesscènes érotiques à faire rougir, démons et autres créatures venues d’ailleurs qui tourmentent les vivants, lutteurs sumo, acteurs du kabuki et courtisanes aussi reconnus que des stars du rock. Cet ouvrage format XXL lève le voile sur un art très apprécié mais souvent incompris, racontant les figures et les coulisses de 200 estampes parmi les plus exceptionnelles réalisées entre 1680 et 1938. Réunissant les plus beaux tirages issus de musées et de collections privées du monde entier, il présente l’œuvre de 89 artistes à travers notamment 17 pages dépliantes.
Relié, 29 x 39,5 cm, 5,80 kg, 622 pages

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